La Oironnaise – 10 mars 2019

Dès l’aube de ce dimanche, le temps était incertain … une pluie fine emplissait l’atmosphère …
Bravant ces augures défavorables, 172 personnes se sont retrouvées devant le château afin de participer à la randonnée pédestre proposée par l’association des Amis d’Oiron (pour la quatrième année consécutive).

Tout au long du parcours, les points Info permettaient de se repérer.

Au passage, on pouvait prendre connaissance de quelques oeuvres d’art commentées

Les points de ravitaillement étaient très appréciés !

Il ne reste plus que 4 km …

… avant le verre de l’amitié.

Quelques petits préparatifs préalables ont été nécessaires pour assurer la bonne marche de la randonnée…


décalageS – Témoignage

Dans le numéro 64 (février 2019) de la revue (gratuite) JUNKPAGE (La culture en Nouvelle-Aquitaine) figure un témoignage de Robert (propos recueillis par Anna Maisonneuve).

Voici quelques extraits de l’article.

Pour revenir au projet, comment s’est-il déroulé ?

Les séances de travail étaient pilotées par Samuel Quenault, chargé des collections du château d’Oiron, et Julie Perez, la médiatrice du Frac. Lors de la première, fin 2017, on nous a demandé de réfléchir à une forme, puis à un thème. Très vite, on a opté pour une exposition tout en souhaitant qu’il y ait d’autres événements, comme des ateliers avec les scolaires, une performance, une conférence.

Et pour le thème ?

Assez vite, on est parti sur les rapports entre réalité et vérité, quelque chose de récurrent au château avec sa collection permanente « Curios & Mirabilia ». Beaucoup d’oeuvres laissent le visiteur dans l’interrogation. Qu’est-ce qu’il a vu ? Comment l’interpréter ? De là est née notre volonté d’explorer les zones d’incertitudes, les limites entre la réalité et la fiction. Initialement, c’était assez vague, puis ça s’est affiné. Parmi nous, quelqu’un a pensé au mot « décalage ». Et c’était ça ! On a pris contact avec le conférencier Thierry Savatier par le biais de l’université citoyenne de Thouars.
De fil en aiguille, la thématique s’est peaufinée autour de trois mots clefs : expérience, interprétation et réalité. On a essayé de faire en sorte que le visiteur passe par ces étapes dans la découverte des oeuvres.

Vous nous illustrez ça avec l’une des oeuvres sélectionnées ?

On peut citer le travail de Giulia Andreani, une jeune artiste d’origine italienne basée à Paris. A partir d’une image de femmes issues d’archives germaniques, elle a réalisé des portraits quasi monochromatiques en acrylique aquarellée. Ces femmes apparaissent dans des tenues et des
coiffures relativement banales mais qu’on est capable de dater aux années 1940. Il émane quelque chose de douloureux et de tragique de leurs visages …

Est-ce votre préférée ?

C’est celle que je comprends le mieux. Mais nous avons notre petite mascotte signée Anna Baumgart. Une petite sculpture d’environ un mètre de haut qui réinterprète en trois dimensions une célèbre photo prises lors des attentats du métro de Londres en 2005….

Que retenez-vous de cette expérience ?

Un souvenir des plus enrichissants. J’ai le sentiment d’être passé de l’autre côté du miroir. Plus jamais, je ne verrai une exposition du même oeil. J’étais loin d’imaginer qu’en amont il y avait un tel travail à accomplir. Je suis fier du résultat, que de telles initiatives puissent avoir lieu. Je me demande : est-ce que cela aurait pu se passer ailleurs qu’à Oiron ? C’est en lien avec le projet décalé du château et la volonté de Carine Guimbard de développer des choses avec le village et la population. C’était un sacré pari ! Nous étions juste un échantillon de citoyens sans aucune compétence pour mener ce travail-là. Plus largement, j’y vois un rapport avec la place de l’art dans la société et une réflexion sur la notion de droit culturel.


décalages – Thierry Savatier – 9 février 2019

A 15 heures, soixante-dix personnes ont pris place dans la salle des Belles-Lettres rabelaisiennes afin de suivre avec attention la conférence sur le thème :
Apparence(s) Interprétation(s) Réalité(s) dans l’oeuvre d’art

Qu’il soit un néophyte poussant pour la première fois la porte d’un musée ou un chercheur expérimenté, chaque regardeur, placé devant une œuvre d’art, se trouve confronté à un triple questionnement : Faut-il se fier aux apparences ? Comment interpréter cette œuvre ? Quelle est sa relation avec la réalité ?

L’historien de l’art et critique d’art Thierry Savatier, spécialiste du XIXe siècle et auteur de plusieurs ouvrages, a abordé ce questionnement au cours de sa conférence illustrée de nombreux exemples, de la Grèce antique à l’art contemporain.

La réalité d’une oeuvre d’art a été traitée en commençant par une anecdote rapportée par Pline l’Ancien (Zeuxis et Parrhasius), puis grâce aux oeuvres de Jordaens, Cabanel, Courbet, Magritte …

Finalement … est-ce une pipe ?

Passons aux apparences … Arcimboldo … anamorphoses … 29arrests ! …

… et Le Sommeil, de Courbet

Et les interprétations … à l’aide de Picasso, Courbet, …

Thierry Savatier s’est penché ensuite sur deux oeuvres de Giulia Andreani présentes dans l’exposition : Trois femmes – Sept femmes.

Après avoir évoqué l’identité de ces femmes, ainsi que leurs crimes, le conférencier s’interroge sur ce que cela nous révèle de la nature de l’être humain : il est né vil, capable des pires bassesses.
On a cherché à animaliser ces femmes : Ilse Koch, la chienne de Buchenwald ; Irma Grese, la hyène d’Auschwitz ; … mais aucun animal ne serait capable d’actes aussi sordides.
Par le titre de l’oeuvre, l’artiste nous rappelle que ce ne sont ni des animaux, ni des monstres, mais : trois femmes, sept femmes …

Pour le conférencier, l’artiste le plus révolutionnaire du vingtième siècle est Marcel Duchamp à travers deux concepts :

  • tout objet manufacturé devient une oeuvre par la seule volonté de l’artiste
  • il y a autant d’oeuvres d’art que de regards (chacun a droit d’interpréter une oeuvre d’art comme il l’entend et toutes les interprétations se valent).

Après avoir évoqué les différentes interprétations contradictoires que l’on peut faire du tableau de Gustave Courbet, l’Origine du monde, Thierry Savatier termine sa conférence en évoquant différentes méthodes pour interpréter une oeuvre.
En s’appuyant sur « Les Galettes » de Claude Monet, 1882 , il a proposé une analyse selon différents critères.

Toute oeuvre d’art provoque chez le regardeur une émotion.
La spiritualité n’est pas dans les religions (corrompues par le pouvoir et l’argent) ; elle est dans la contemplation d’une oeuvre d’art qui nous plaît (plaisir du regard, jouissance de l’esprit).

PREAMBULES

A 14 heures, les commissaires citoyens ont proposé une visite de l’exposition décalageS.
Après un bref rappel de l’historique et de l’intention de l’exposition, le public a pu ensuite prendre connaissance des différentes oeuvres et profiter des compléments disponibles dans les cartels à proximité.

Quelques minutes avant la conférence, l’assistance a pu apprécier une brève prestation de la chorégraphe Ambra Senatore.


décalageS – Visite guidée – 3 février 2019

Dans le vestibule d’entrée, douze personnes ont pris connaissance de l’historique et des intentions de l’exposition.

Cristal de neige : quels décalageS ?

Etape suivante : Chambre du Roi pour découvrir Earth et prendre conscience des rapprochements possibles entre l’oeuvre et les caissons du plafond.

Passage dans la salle d’Armes où attendent 29 Arrests.

Dans le salon de l’Arlequin, quelques explications devant le portail UtoPark …

Bien sûr, on ne peut pas oublier WeronikaAP.

Fin de la visite : dans les combles du deuxième étage …


décalageS – QCM

Pour tester vos connaissances sur l’exposition décalageS, dix questions vous sont proposées (elles portent sur l’emplacement d’une oeuvre, le nom de l’artiste …). Quatre choix sont offerts dans chaque cas.

Pour accéder au jeu, cliquer sur le lien ci-contre : qcm-décalageS.

Un autre questionnaire à choix multiples vous propose de retrouver le nom de l’oeuvre correspondant à la photo proposée.

Pour accéder à ce jeu, cliquer sur le lien ci-contre : qcm-décalageS-bis.

Les oeuvres présentées sont issues de la collection du FRAC Poitou-Charentes. Les noms des artistes suivants apparaissent dans les QCM : Giulia Andreani, Anna Baumgart, Carine Klonowski, Fred Lonidier, Eric Tabuchi, Nathalie Talec, Marianne Vitale.


décalages – atelier de pratique artistique – 18 janvier 2019

En ce jour de l’an de grâce deux-mille dix-neuf, un car amena au château les élèves de CE1, CE2, CM1 et CM2 du R.P.I. Oiron – Brie – Pas de Jeu.
Les enfants avaient rendez-vous avec l’artiste Carine Klonowski.

Avec un minimum de moyens, l’idée était de créer des phénomènes et ambiances atmosphériques spectaculaires !

Expérimentation et création …
Coucher de soleil, aurores boréales, arc-en-ciel … les enfants ont expérimenté avec un dispositif simple et quelques trucages la force infinie de la lumière !

Quelques réalisations …

Vous pouvez télécharger quelques petites vidéos en cliquant sur les liens suivants : vidéo n° 1vidéo n° 2vidéo n° 3

Vous pouvez prendre connaissance de quelques autres oeuvres éphèmères réalisées par les élèves en cliquant ici.

Pendant qu’un demi-groupe était avec l’artiste, l’autre demi-groupe était pris en charge par Agathe
(les deux demi-groupes ont bien entendu permuté l’après-midi)

Enchantés par cette visite, les élèves lui ont offert quelques jours plus tard tout un ensemble de dessins dont le point de départ est l’oeuvre d’Eric Tabuchi « Portail UTOPARK » : la classe de CE1 a imaginé un monde ludique. Voici un échantillon …



Théâtre : VU – 22 janvier 2019

A la croisée du théâtre d’objets, du cirque miniature et du clown involontaire, ce solo met en scène un personnage méticuleux, délicat, un brun acariâtre et ordonné à outrance, en proie à des obsessions dérisoires et anodines.

Il est là, calme, très calme, très très calme, installé sur une petite chaise, à une table très basse et se prépare une tasse de thé. Ou plutôt, tente de se préparer une tasse de thé. Mais l’histoire dérape…..

Avec délicatesse, humour et humanité, ce spectacle muet, parle des petites obsessions de tous les jours. Celles qui parfois deviennent maladives et qui, par excès de minutie, finissent par faire « péter la cocotte » !

A la fin du spectacle, le public a pu déguster le verre et la brioche de l’amitié.

Une deuxième séance était proposé le lendemain, toujours à la salle polyvalente.

Quelques extraits du « cahier d’or »

Les photos ci-dessous proviennent du site de la compagnie.

Vu©Alexis Doré
Vu©Camille Chalain
Visuel Vu©Etienne Saglio – Monstre(s)

décalages – Carine Klonowski – 19 janvier 2019

Le samedi 19 janvier 2019, à 14 h, une quarantaine de personnes ont pris place dans la salle Baumgarten afin d’assister à la lecture – performance de l’artiste Carine Klonowski.

L’artiste a proposé une lecture conçue spécialement pour l’occasion.
Elle a témoigné de l’apparition d’un mystérieux phénomène, souvent porté à l’écran mais rarement étudié.

FAISCEAUX SUR LA SIERRA NEVADA

Elle semblait croître d’intensité… puis diminuer. Il était clair que son déplacement n’était pas désordonné. C’était comme si l’Ether était descendu des montagnes hallucinées.

La performance a mis en jeu perception du paysage, quête, attente, fantasme du spectaculaire. Elle a été suivie d’un échange avec l’auditoire sur les différentes questions soulevées par la lecture.

Le groupe a ensuite gagné dans les combles du deuxième étage où l’artiste a commenté ses deux oeuvres présentes dans l’exposition : Before Sun Sets et Projecteur.

Pour terminer l’après-midi, les commissaires citoyens ont présenté l’exposition au petit groupe de l’association des amis du FRAC Poitou-Charentes qui avait fait le déplacement pour cette occasion.

Sierra_Nevada : fond d’écran MacOS Sierra